• L'eau retourne toujours à la rivière… mais dans quel état et à quelle vitesse ?
• La protection du lac Saint-Charles, ça commence aussi dans ma cours !
• Les milieux humides, des trésors méconnus
• La lutte à l’érosion : Pour éviter que les sédiments détruisent nos cours d’eau
• Démystifions les installations septiques
• Utiliser des produits nettoyants écologiques, c’est protéger nos cours d’eau et notre santé !
• Une pelouse écologique en santé, c'est possible !
• Avons-nous plus d'inondations qu'il y a 20 ans ?
• Attention ! Le myriophylle à épi envahit nos lacs !
• L'entretien écologique des fossés : un geste simple, mais d'une grande importance !
• Observer les canards sans les nourrir, c'est leur rendre service !
• La qualité des eaux de nos lacs et de la rivière des Hurons
L’urbanisation a pour effet de diminuer les surfaces où l’eau peut s’infiltrer naturellement dans les sols. Ce phénomène est communément appelé « l’imperméabilisation des sols ». Par exemple, le toit d’une maison constitue une des surfaces imperméables les plus importantes, puisqu’il recueille plus de 60 % des eaux de ruissellement. La grande majorité des maisons ont des gouttières branchées directement sur le drain de fondation qui, à son tour, est dirigé dans le fossé le plus près. Ce type d’installation contribue directement à l’augmentation rapide des débits des cours d’eau récepteurs en temps de pluie, ce qui est une cause importante d’érosion, d’apport en sédiments et d’inondations.
Afin de diminuer la quantité d’eau générée par notre propriété dans le réseau pluvial, il est préférable de déconnecter les gouttières des fossés et de les diriger vers un milieu perméable afin de promouvoir son infiltration. On peut aussi emmagasiner l’eau pour favoriser sa réutilisation. De cette façon, l’effet des pluies sur les cours d’eau sera plus diffus et l’eau rechargera la nappe phréatique. Il est nettement conseillé de favoriser la récupération des eaux de pluie pour des usages extérieurs dans les secteurs raccordés au réseau d’aqueduc, considérant les coûts de production de l’eau potable et la relative rareté de la ressource en milieu montagneux où l’infiltration est plus difficile. Il existe différentes solutions d’infiltration et de récupération des eaux de pluie. Parmi les solutions possibles, en voici deux faciles et peu coûteuses à adopter :

Jardin pluvial, municipalité de Stoneham-et-Tewkesbury (2008)
À consulter : SCHL (2005) Un jardin pluvial pour mieux gérer les eaux de ruissellement dans votre cours. Votre Maison.
Société canadienne d’hypothèques et de logement. Canada, 8p.
http://www.cmhc-schl.gc.ca/fr/co/enlo/ampa/ampa_005.cfm.
Deux guides sur la gestion des eaux pluviales
Le ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire ont mis en ligne sur son site Internet un guide intitulé :
La gestion durable des eaux de pluie.
http://www.mamrot.gouv.qc.ca/publications/obse_muni/eaux_pluie.pdf
Union Saint-Laurent Grand Lacs ont pour leur part diffusé le guide Villes vertes, eau bleue, Guide d'introduction à la gestion écologique des eaux de pluie. Il est disponible sur leur site Internet à
Conduite pluviale déversant de l'eau chargée de sédiments dans une rivière. Lorsque la pluie s'abat sur un territoire habité, elle fait son chemin vers le cours d'eau le plus près en empruntant les fossés et les égouts pluviaux ou en ruisselant sur le sol. Ce faisant, elle emporte, jusqu'aux plans d'eau, tous les sédiments et autres contaminants que l'on retrouve sur le sol et dans le système de drainage de la région. Lors des averses, l'eau parvenant aux rivières est particulièrement chargée de sédiments à cause de l'érosion survenant sur le territoire urbanisé. Ces sédiments proviennent de sols nus (chantiers, stationnement en sable, etc.), des sables de voiries étendus sur la chaussée ou de l'érosion de fossés dont le couvert de végétation n'est pas suffisant.
L'apport massif de sédiments aux cours d'eau est problématique, car ils peuvent s'accumuler dans une portion de rivière, forcer le changement de la trajectoire de l'eau et amplifier l'érosion des rives. Ils peuvent aussi nuire à la reproduction des poissons en s'accumulant dans les frayères. De plus, les sédiments transportent une grande quantité de phosphore, responsable du vieillissement accéléré (eutrophisation) des cours d'eau et favorise les floraisons de cyanobactéries, mieux connues sous le nom d'algues bleu-vert.
L'urbanisation d'un territoire imperméabilise les sols, augmente le ruissellement et diminue l'infiltration. Elle fait en sorte que l'eau arrive plus rapidement aux cours d'eau. Lors d'orages, les crues des rivières sont donc plus intenses, augmentant ainsi les risques d'érosion des rives et d'inondation.
Il est bon de noter que la rivière des Hurons est aux prises avec un problème d'érosion et que le lac Saint-Charles, dans lequel elle se déverse, subit des floraisons intenses de cyanobactéries. L'érosion est donc un problème d'actualité dans la région!
Le citoyen peut contribuer à réduire la vitesse du ruissellement et l'érosion en stabilisant les sols nus; en laissant la végétation pousser dans les fossés pour qu'elle puisse agir comme filtre; et en évitant de déverser des sédiments dans les fossés et les égouts. Il peut aussi retenir une partie de l'eau de pluie sur son terrain en dirigeant les gouttières vers un baril récupérateur ou un jardin pluvial.
Quant aux municipalités, elles peuvent éviter de dégrader les fossés lors de l’entretien et récupérer les sables de voirie au printemps. Lors du développement d'un quartier, la construction de bassins de sédimentation et de rétention permettra de traiter l’eau avant de la retourner tranquillement aux cours d’eau après la pluie.
La protection des cours d’eau, c’est l’affaire de tous !
Sources et informations : Andréanne Boisvert - APEL
Tous les scientifiques s’entendent pour dire que l’eau est à la base de la vie sur Terre. Aussi, la plupart des gens sont au courant que notre corps est principalement constitué d’eau. Ceci étant dit, il est évident que l’eau est un élément essentiel à notre vie et nous devrions donc lui porter une grande attention afin de la préserver. Pourtant, nos plans d’eau sont encore souvent utilisés comme décharge à déchets et à pollution. Nos pratiques ne sont pas toujours respectueuses de la qualité des plans d’eau, surtout lorsqu’on pense pouvoir vivre sur le bord de l’eau comme on le fait sur le bord d’un trottoir en ville !
Seulement 3% de l’eau de notre planète est douce. De ces 3%, 73% sont à l’état solide, sous forme de neige ou de glace, 26% sont des eaux souterraines, et seulement 0,6 % de ces eaux circulent à la surface de la terre dans les rivières et les lacs. Le reste flottent dans l’atmosphère à l’état de vapeur. Tout compte fait, l’eau douce de nos lacs est un trésor inestimable que l’on doit protéger.
Il est normal qu’un lac vieillisse…ce qui l’est moins, c’est qu’un être humain puisse dire qu’il a été témoin du vieillissement de son lac! En effet, le processus d’eutrophisation d’un lac se déroule normalement sur des milliers d’années. La principale cause de l’accélération du vieillissement d’un lac est l’urbanisation et la dénaturation de son bassin versant.
Comme les lacs et les rivières constituent un attrait important, le développement de plusieurs régions du Québec s’est fait autour des plans d’eau. Mais trop souvent, le réflexe de l’urbain est de reproduire son milieu lorsqu’il s’installe à la campagne. Souvent, le nouveau résident ignore ses responsabilités en tant que riverain. Il abat les arbres qui lui bloquent la vue, déroule le gazon jusqu’au bord de l’eau, prend un contrat d’entretien pour le garder vert, asphalte son entrée et lave sa voiture avec du savon plein de phosphore. Et que dire des installations septiques?! Habitué au système d’égout de la ville qui traite tous les rejets, il continue de faire six lavages le même jour et d’utiliser son javellisant sans penser qu’il détruit ainsi la flore bactérienne et diminue la capacité de traitement de son installation septique. Lorsqu’il sent une drôle d’odeur, il l’ignore en attendant que l’inspecteur municipal passe ! Mais un beau jour, à sa grande surprise, on lui annonce qu’il ne peut plus se baigner dans « son » lac, puisqu’il est contaminé aux cyanobactéries! Et là, l’urbain cherche à trouver des coupables sans remettre en cause ses propres habitudes.
Un bassin versant est une portion de territoire délimitée par des lignes de crête, dont les eaux alimentent un exutoire commun : cours d'eau ou lac. On peut comparer un lac à un réservoir où l’eau se renouvelle en un temps plus ou moins long selon les apports en eaux du bassin. Dans le cas du lac Saint-Charles, le taux de renouvellement est relativement élevé, c’est-à-dire d’environ 15 fois par an. Ainsi, la qualité de l’eau du lac dépendra beaucoup de l’utilisation du territoire à la grandeur de son bassin versant. Dans celui du lac Saint-Charles, le développement résidentiel en montagne, le passage d’une route provinciale et bientôt d’une autoroute, les activités récréo-touristiques et les habitudes de vie des résidents sont autant de facteurs qui causent son vieillissement prématuré. Heureusement, il n’y a pas d’industries lourdes, ni d’agriculture!
Diminuer l’impact de l’humain sur son milieu de vie reste la première solution pour améliorer la qualité de l’eau. Ainsi, il est primordial de renaturaliser le bassin versant et les rives des cours d’eau. De plus, il faut éviter la mise à nu des sols, puisque lors de grosse pluie, l’eau transporte des sédiments, tel que le limon et l’argile et contribue aux apports en phosphore dans les cours d’eau. Il faut aussi éliminer l’utilisation d’engrais et de savons phosphatés, améliorer le traitement des eaux usées, protéger les milieux humides et même en reproduire sur son terrain lorsque possible (les marais filtrent l’eau et jouent un rôle de rétention). Enfin, avant d’entreprendre des travaux, il est toujours important de se questionner sur l’impact qu’ils auront sur la qualité du cours d’eau. En cas de doute, il est prudent de s’informer auprès de sa municipalité.
Protéger un lac contre son vieillissement prématuré n’est pas seulement l’affaire des riverains, mais de l’ensemble des résidents d’un bassin versant. C’est dans la concertation, l’harmonie et l’échange que l’on peut améliorer notre environnement.
La protection du lac Saint-Charles : ça commence aussi dans ma cours !
Lecture recommandée :
Sources et informations : Mélanie Deslongchamps et Sylvie LaRose - APEL
De façon générale, on appelle milieux humides les habitats formant la transition entre le milieu terrestre (forêt, prairie, etc.) et le milieu aquatique (lac, rivière, fleuve, etc.). Les milieux humides regroupent les marais, les marécages, les petites mares, les zones fréquemment inondées et les tourbières. Bien qu’ils soient parfois petits, ils ont une très grande importance dans le maintien de la qualité de notre environnement. Malheureusement, ils sont parfois mal perçus et leur véritable valeur est souvent ignorée.
Chevauchant littéralement deux « mondes », les milieux humides sont visités par une multitude d’animaux et un grand nombre de plantes colonisent ces écosystèmes très spéciaux. Pour certains animaux, il s’agit d’une pouponnière de premier choix et pour d’autres, un garde-manger exceptionnel. En fait, la moitié des espèces d’amphibiens et de reptiles et le tiers des oiseaux du Québec ont besoin des milieux humides pour survivre. Enfin, plus du quart des plantes rares du Québec se retrouvent dans les différents milieux humides de notre territoire.
En filtrant l’eau qui y circule, les milieux humides sont l’équivalent des reins et du foie de nos lacs et rivières. En effet, ces zones d’eau peu profonde permettent la décantation des sédiments et les plantes qui s’y retrouvent absorbent ou transforment les éléments nutritifs et réduisent la concentration de certains contaminants présents dans l’eau. De plus, ces milieux agissent comme des éponges en retenant l’eau de pluies et la laissant s’écouler graduellement, de sorte qu’ils contribuent à régulariser les crues et à favoriser la recharge de la nappe phréatique. Cette capacité d’absorption leur permet d’atténuer les conséquences parfois désastreuses des sécheresses et aussi de limiter l’érosion des rives des cours d’eau. Ainsi, la valeur des services rendus à la collectivité par un milieu humide se chiffre rapidement en millions de dollars.
Que ce soit par la terre ferme ou par l’eau, les milieux humides sont autant de trésors à découvrir au gré de nos loisirs. C’est en faisant connaissance avec la flore et la faune exceptionnelle qu’ils nous offrent que nous comprendrons pourquoi il est important de les conserver.
Sources et informations : Mathieu Durette et Sylvie LaRose - APEL
L’érosion des rives d’un cours d’eau peut parfois être très impressionnante et a le pouvoir de modifier grandement l’apparence d’une rivière. Sachez que l’érosion se produit dans les zones dénudées où le sol est laissé sans végétation, par exemple : sur les chantiers de construction. En effet, les gouttes de pluie bombardent le sol mis à nu et arrachent les sédiments (gravier, sable, limon, argile, etc.) qui sont ensuite transportés par l’eau de ruissellement vers les fossés. Les particules de sol de différentes grosseurs sont ainsi entraînées jusque dans les cours d’eau. Le gravier et le sable se déposent au fonds du cours d’eau dès que le courant diminue. Lorsque les sédiments s’accumulent dans un secteur, l’eau cherche toujours à passer et crée de l’érosion sur les rives. Parfois, des inondations peuvent aussi en résulter. De plus, si les sédiments plus lourds se déposent rapidement, les sédiments fins tels que le limon et l’argile peuvent être transportés sur de bien plus longues distances et avoir un impact tout le long de leur parcours.
Les impacts de l’érosion et de l’apport de sédiments dans les cours d’eau se font ressentir tant sur le plan économique qu’écologique :
La végétation est la meilleure arme pour lutter contre l’érosion. Par leur feuillage et leurs racines, les arbres, les arbustes et les plantes herbacées empêchent l’eau de pluie d’arracher le sol et de l’emporter. De plus, la végétation permet d’absorber et de filtrer l’eau, tout en évitant son réchauffement excessif.
La lutte à l’érosion passe également par une attention particulière à porter lors de travaux de construction ou de terrassement. Il s‘agit de précautions simples, telles que rétablir rapidement un couvert végétal par l’ensemencement ou l’épandage de paillis ou encore de capter les sédiments à l’aide de barrières ou de fosses avant qu’ils ne parviennent au cours d’eau.
Comme chaque geste compte pour la protection de notre environnement, nous comptons sur la collaboration de chacun afin de végétaliser rapidement les espaces mis à nu pour assurer une meilleure protection des sols. En agissant ainsi, vous éviterez également un autre problème : la colonisation des sols par des espèces indésirables comme l’herbe à poux !
Sources et informations : Mathieu Durette et Sylvie LaRose - APEL
Typiquement, une installation septique est constituée de deux ensembles : le réservoir (la fosse septique) et l’élément épurateur (le champ d'épuration). Le réservoir qui est relié à la tuyauterie de la maison sert principalement à décanter les matières solides et les graisses. Les eaux sont ensuite dirigées vers l'élément épurateur où elles seront purifiées par infiltration dans le sol.
Source : Rade de Brest
Une fosse septique doit pouvoir évacuer des eaux claires, libres de matières solides, de graisses et de tout ce qui pourrait nuire au bon fonctionnement de l'élément épurateur. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on trouve deux compartiments dans les fosses installées au Québec; elles permettent plus facilement le dépôt des matières solides.
Si le réservoir n'est pas vidangé régulièrement, les couches de boues (au fond) et les écumes (en surface) vont se rejoindre et risquent de sortir du réservoir. Par conséquent, il y aura surcharge, colmatage et engorgement de l'élément épurateur ! De plus, de nombreux micro-organismes présents dans le réservoir jouent un rôle capital puisqu'ils contribuent à réduire le volume des boues et à diminuer la fréquence des vidanges de la fosse !
L'élément épurateur est une partie très importante d'une installation septique car il finalise l'épuration. Généralement, il est constitué d'une série de tuyaux perforés qui servent à répartir les eaux clarifiées du réservoir sur l‘ensemble du terrain récepteur et permettent leur infiltration dans le sol. Lorsque les eaux claires de la fosse transitent dans le champ d’épuration, elles subissent à nouveau l'action purificatrice des micro-organismes avant de terminer leur course dans les nappes d'eau souterraines.
Enfin, une fosse septique doit être vidée à chaque année, ou aux deux ans, selon sa capacité volumétrique ou selon le taux d'occupation de la résidence. Il est préférable d'effectuer la vidange à des températures plus élevées que 10oC, car sous cette température, le peu de micro-organismes qui resteront dans la fosse auront du mal à reprendre leur travail.
Pour prolonger la vie de vos installations septiques et pour préserver le milieu naturel, proscrivez tous les déchets qui n'ont pas leur place dans la cuvette de toilette tels que les mégots de cigarettes, graisse ou huile, serviettes hygiéniques, cheveux, marc de café, essuie-tout et litière du chat. Ne jetez jamais d'antibiotiques et des produits nocifs et toxiques dans les toilettes ou les éviers, comme, l’eau de Javel en grande quantité, de la peinture, vernis, diluant ou encore des pesticides et herbicides. Rappelez-vous, que ces produits détruisent les micro-organismes dont votre fosse septique a tant besoin...
Des petits gestes peuvent faire toute la différence ! N'oubliez pas que rien ne se perd et rien ne se crée. Tout ce que l'on rejette dans l'environnement est acheminé vers un cours d’eau, un lac ou une rivière et termine inévitablement son parcours dans le fleuve Saint-Laurent ! Aidez-nous à conserver un environnement de qualité pour les générations futures !
Sources et informations : Mélanie Deslongchamps et Roxane Tremblay - APEL
Pour plusieurs raisons, les produits nettoyants à usage domestique font l’actualité depuis quelques mois. En effet, on les dit nocifs pour notre santé, nuisibles pour l’environnement et souvent trop forts pour l’usage qu’on en fait. Lorsqu’on examine le contenu de nos armoires, on se rend vite compte que nous en avons effectivement beaucoup. Aussi, on constate que nous achetons une marque particulière davantage par habitude que par choix éclairé. Et lorsqu’on s’attarde aux étiquettes, nous sommes troublés d’apprendre la composition de ces produits ! Mais pourquoi sommes-nous rendus à acheter des produits aussi nuisibles pour notre santé et notre environnement ?
Attardons-nous aux effets nocifs pour l’environnement. Tout d’abord, il est important de parler du phosphore qui se retrouve dans la plupart des produits de lessive et des savons pour la vaisselle. Le phosphore remplit différentes fonctions dans la formulation des détergents, en particulier il est un agent anticalcaire et anti-redéposition. En soi, le phosphore n’est pas toxique, mais il provoque le vieillissement prématuré de nos cours d’eau lorsqu’il y a un excès de concentration, puisqu’il favorise la croissance des plantes aquatiques et des algues. Aussi faut-il être conscients que même si certains produits n’utilisent pas de phosphore, d’autres composantes nocifs pour l’environnement sont utilisés, tels que le NTA, EDTA, APEP et NPE, ce qui est loin d’être mieux. Il faut aussi savoir que les produits nettoyants très forts peuvent endommager la flore bactérienne des installations septiques et réduire la durée de vie de votre système d’épuration, ce qui peut être couteux pour vous, et pour votre environnement!
Consciente de la problématique, l’APEL, fait des analyses de la qualité des eaux sur le territoire depuis plusieurs années. Ces analyses ont révélés des taux anormalement élevés de phosphore dans le lac Durand (Vermont-sur-le-lac), la rivière des Hurons, la rivière du Hibou et la décharge du lac Delage, de sorte que l’ensemble du basin versant du lac Saint-Charles est affecté. C’est un problème qui met en cause tous les résidants! Il faut donc que chacun s’implique pour changer les choses!
Tout d’abord, il est primordial de se questionner lors de l’achat de produits nettoyants : "Puis-je faire un meilleur choix ?" Il existe des produits québécois écologiques soit, L’écolo (Laboratoire de Monceaux), Bio Vert, Bioasis, Nettoyants Lemieux et Druide. Il y a aussi des produits canadiens disponibles, tels que : Simply Clean et Nature Clean. Si vous ne trouvez aucunes de ces marques chez votre marchand préféré, faites-en la demande. Certaines grandes compagnies font aussi des efforts, vérifiez les étiquettes! Mais il reste beaucoup de chemin à faire puisqu’il n’y aucune réglementation au Canada pour encadrer ces produits.
Aussi, rappelez-vous qu’on peut facilement remplacer nombre de produits nettoyants domestiques simplement par de l’eau et du vinaigre et que le bon vieux bicarbonate de soude fait toujours des merveilles dans la salle de bain. Pour des recettes maison, visitez le site Internet de Greenpeace.
Rien ne se perd, rien ne se crée !
Faire des choix écologiques,
c’est protéger notre santé et celle des générations futures !
Sources et informations : Mélanie Deslongchamps - APEL
Originaire d’Afrique, le Virus du Nil Occidental (VNO) a été détecté en Amérique du Nord pour la première fois en 1999 dans la région de New York. Il est maintenant largement répandu sur ce continent et sa présence est confirmée dans quarante-sept états américains ainsi que dans huit provinces et un territoire au Canada. Il est présent au Québec depuis 2002.
La transmission de ce virus aux humains se fait par l’intermédiaire de moustiques, eux-mêmes infectés en piquant et en suçant le sang d’un oiseau atteint par le virus. Les corvidés (corbeaux, corneilles et geais) sont les principaux oiseaux porteurs de cette maladie.
Au Québec, en 2003, dix-sept personnes ont été infectées par le VNO, principalement dans le sud de la province. L’infection par le VNO ne présente pas, pour la plupart des cas, une maladie grave, si bien que bon nombre des personnes infectées ne savent pas qu’elles en sont atteintes. Par contre, une personne infectée sur cinq présentera des symptômes semblables à ceux de la grippe, comme des maux de tête, de la fièvre ou des raideurs musculaires. Seulement une personne sur cent cinquante présentera des symptômes graves de la maladie, comme une encéphalite ou des problèmes neurologiques. L’infection par le VNO entraîne rarement la mort. Aucun traitement n’est actuellement disponible pour lutter contre cette maladie. Les personnes les plus susceptibles de présenter des symptômes de la maladie sont les personnes âgées, ainsi que les personnes souffrant d’un déficit immunitaire, d’hypertension ou de diabète.
Bien que la propagation de cette maladie a surtout lieu dans le sud de la province, il faut tout de même rester vigilant et prendre quelques précautions simples et efficaces afin de limiter toute progression de la maladie.
Pour réduire le nombre de moustiques, il est recommandé :
Afin de permettre aux autorités de suivre la progression de la maladie, vous pouvez signaler la présence de corneilles, corbeaux ou geais bleus morts à Communication Québec au 1-800-363-1363. Le préposé vous indiquera la procédure à suivre.
Sources et informations : Jérôme Léger - APEL
Voici quelques conseils simples et faciles à mettre en pratique afin de vous aider à garder un magnifique terrain, tout en protégeant votre environnement et en diminuant les risques pour la santé de votre entourage.
Soins du sol Une belle pelouse ne se limite pas seulement à un feuillage vert, les racines et le sol comptent également pour beaucoup. Plus le sol sera riche et en santé, plus les racines seront profondes et vigoureuses et plus la pelouse sera belle et résistante aux maladies et aux ravageurs.
En avril 2006, la nouvelle loi sur l'usage des pesticides est entré en vigueur pour les terrains privés et commerciaux. Cette loi vise à interdire l'usage des pesticides les plus dangereux pour l'homme et pour l'environnement. Pourquoi ne pas dépasser ces exigences et travailler à avoir une pelouse écologique en santé ? puce On vise tous à être plus indépendants, pourquoi ne pas l’être pour votre engrais. Près du tiers de nos déchets domestiques peuvent être compostés et servir d’engrais naturel.
Si vous mettez en pratique les conseils ci-dessus, vous ne devriez pas avoir besoin de pesticides. Ceux-ci ne devraient être utilisés qu’en dernier recours! Rappelez-vous qu’il existe une alternative biologique pour presque tous les produits chimiques.
« À bien y penser, un terrain vert, c’est naturel ! »
... en 50 ans, le nombre d’espèces d’insectes résistantes aux insecticides chimiques est passé d’une
dizaine à plus de 450 !
Sources : Jérôme Léger, Mathieu Durette et Mélanie Deslongchamps - APEL
Depuis quelques années, plusieurs personnes remarquent que les crues sont plus importantes qu’avant. Pourtant, on n’observe aucune augmentation des quantités de précipitations hivernales.
Des crues importantes se produisent en moyenne à tous les 20 ans et des crues exceptionnelles à tous les 100 ans. Cependant, l’augmentation des crues annuelles est en grande partie due aux modifications du sol qui ne remplit plus son rôle de régulateur de crue. En effet, le sol a le pouvoir de retenir l’eau, mais plusieurs activités humaines contribuent à diminuer son efficacité.
Premièrement, la déforestation des flancs de montagne fragilise le sol. En effet, les racines des arbres ne retiennent plus le sol et, par conséquent, l’eau issue de la fonte des neiges. Cette action engendre donc l’érosion des sols et le ruissellement de l’eau de surface. De plus, l’absence de grands arbres, et ainsi, l’absence d’ombre provoque la fonte trop rapide de la neige. D’autre part, le sol est de plus en plus imperméabilisé, c’est à dire qu’il est recouvert par des toitures et le système de transport (rues et stationnement). Ces surfaces imperméables limitent la pénétration de l’eau dans le sol. Ainsi, l’eau ruisselle en surface du sol et arrive plus rapidement vers les cours d’eau. Lorsque les cours d’eau ne peuvent plus évacuer le surplus assez rapidement, une montée du niveau des eaux survient et, par conséquent, le risque d’inondation est plus élevé. Enfin, la disparition des zones humides, telles que les marécages qui jouent le rôle d’une éponge, peut aussi expliquer l’augmentation des crues.
Il existe des solutions pour limiter l’importance des crues et des dégâts qu’elles provoquent. En général, ces solutions consistent à retarder l’arrivée de l’eau de ruissellement vers les cours d’eau. Tout d’abord, il est important de :
L’utilisation de tonneaux récupérateurs de pluie peut aussi contribuer à diminuer l’apport rapide d’eau vers les cours d’eau. Ces tonneaux permettent aussi de créer une réserve d’eau pour l’arrosage des plantes
et du jardin.
Tous ensembles, en posant des actions simples, nous pouvons changer les choses.
Sources et informations : Jérôme Léger, Mélanie Deslongchamps et Sylvie LaRose - APEL
Le lac Delage, et maintenant le lac Saint-Charles, sont aux prises avec un problème sérieux : l’envahissement par une plante aquatique qui a été introduite accidentellement, le myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum).
Cette plante aquatique envahissante vit submergée et pousse principalement à une profondeur de un à quatre mètres. Originaire d’Eurasie et introduit en Amérique du Nord vers les années 1940, le myriophylle à épis est devenu le fléau numéro un des lacs du Québec et du Canada. Presque incontrôlable, il peut s’attaquer pratiquement à tous les types de lacs.
Le problème avec cette plante est que, une fois introduite dans un plan d’eau, elle a la capacité d’envahir presque entièrement les surfaces disponibles. En effet, son mode de reproduction par bouturage permet à la plante de se propager à une vitesse fulgurante. Chaque tige peut facilement produire une vingtaine de nouveaux plants par bouturage et marcottage. La progression de cette plante est favorisée par le détachement de petits morceaux lors du passage des embarcations mais aussi par des embarcations non nettoyées qui disséminent des fragments de plante de lac en lac.
Les impacts d’une infestation du myriophylle à épi sont nombreux. En tête de liste, on y retrouve la perte en biodiversité et la nuisance causée aux villégiateurs. Le myriophylle est également responsable de grands changements des propriétés physico-chimiques des étendus d’eau, ce qui peut occasionner la mort de plusieurs espèces de poissons. De plus, les eaux deviennent stagnantes et les plages connaissent alors des hausses importantes de décomptes des coliformes et autres bactéries.
Il n’existe aucune solution miracle pour éliminer cette plante exotique. La couper est la pire des solutions, car chaque segment de la plante va créer une nouvelle pousse (reproduction végétative). Le myriophylle doit être déraciné complètement si on veut réellement l’éliminer. Il faut également sortir toutes les plantes déracinées du lac, sinon elles pourraient simplement s’enraciner ailleurs. Il est évident que cette méthode n’est applicable que pour de très petites superficies.
Il est donc recommandé d’éviter tout contact avec le myriophylle. Aussi, comme les plantes aquatiques adorent le soleil, il est souhaitable d’avoir des arbres et arbustes en bordure du lac afin de faire de l’ombre. L’élimination de tout apport en fertilisant (engrais : phosphore, azote, potassium) est primordiale pour ne pas encourager la croissance du myriophylle. Enfin, il est possible de demander un certificat d’autorisation au Ministère de l’Environnement afin d’installer une toile géotextile dans le fond d’un lac conçue spécifiquement pour empêcher la croissance du myriophylle et créer un passage permettant d’atteindre le centre du lac avec des embarcations.
L’APEL a déjà entrepris un suivi de l’évolution du myriophylle au cours de la saison 2004 et souhaite multiplier les efforts de sensibilisation des riverains afin de les impliquer dans la lutte contre ce fléau. C’est tous ensemble que nous réussirons à limiter l’envahissement ! Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter l’APEL au : 849-9844.
Sources et informations : Jérôme Léger et Mélanie Deslongchamps, APEL
Les avantages d’avoir des fossés de drainage avec de la végétation sont multiples. Mais d’abord, il faut mentionner que les fossés de drainage le long des routes ou sur nos terrains servent principalement à l’écoulement rapide des eaux de surface vers des plans d'eau plus importants (lacs, rivière). Ces eaux sont très souvent chargées de sable et de multiples contaminants que l’on retrouve sur la chaussée ou le sol, comme des huiles, des agents de déglaçage, du phosphore (engrais et savons) et autres. Plus une zone est habitée, plus les fossés de drainage sont nombreux et plus les eaux de pluie sont évacuées rapidement. En conséquence, lors de fortes précipitations, l’eau arrive vers les plans d'eau plus rapidement que ceux-ci ne peuvent l'absorber provoquant des inondations. Un des moyen pour réduire ces risques est de conserver la végétation dans les fossés de drainage. La présence de cette végétation offre de multiples avantages : les plantes captent les éléments nutritifs tels que les surplus d’engrais, freinent l’écoulement de l’eau favorisant ainsi le dépôt du sable et des autres polluants en plus de permettre au sol de capter une partie de l’eau. Finalement, pour toutes ces raisons, il est souhaitable de laisser la végétation à l'état naturel (ne pas tondre les fossés) et d’y faire un entretien adéquat. Avec la méthode d’entretien du « tiers inférieur », les fossés deviennent plus écologiques et demeurent fonctionnels plus longtemps !
Par l’entretien des fossés, on entend l’enlèvement par creusage des sédiments accumulés au fond du fossé. Cependant, les méthodes traditionnelles d’entretien ont aussi l’habitude de niveler les talus des fossés et d’éliminer la végétation qui s'y trouve, exposant ainsi le sol à l’érosion. Cela crée un choc immense pour les plans d’eau récepteurs qui reçoivent une forte charge de polluants et de sédiments dégradant leur écosystème. Actuellement, la méthode d’entretien dite du « tiers inférieur » est de plus en plus utilisée, mais demande encore d’être popularisée. Cette méthode consiste à enlever uniquement les sédiments au fond du fossé, et ce, seulement lorsque nécessaire et à laisser la végétation intacte sur la partie supérieure des talus. Ainsi, le haut des talus est préservé de l’érosion et le fossé demeure fonctionnel plus longtemps.
Les avantages de la méthode du « tiers inférieur » sont nombreux :
Les travaux d’entretien d’un fossé de drainage à l’intérieur de la bande riveraine d’un lac ou d’un cours d’eau exigent des autorisations. Renseignez-vous auprès de votre municipalité ou au ministère de l’Environnement du Québec.
Sources et informations : APEL et RAPPEL
Petit lexique :
Sédiment : Dépôts de particules minérales et de matières organiques en suspension dans l'eau.
Bande riveraine : Bande de terre (10-15 mètres) qui borde un cours d’eau et qui s’étend vers l’intérieur des terres à partir de la ligne des hautes eaux printanières.
Le retour en classe annonce déjà la venue de l’automne, saison de la migration des oiseaux. L’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) aimerait vous rappeler que nourrir les canards a de nombreuses conséquences négatives pour ceux-ci :
Le meilleur comportement à adopter avec les canards est de ne pas les déranger. Observez-les à distance car ce sont des animaux sauvages après tout! De plus, sachez qu’il est strictement interdit de nourrir les canards durant la période commençant 21 jours avant l’ouverture de la saison de la chasse et se terminant le lendemain du dernier jour de la saison. Donc, approximativement du début septembre à la fin décembre de chaque année.
Alors, s’il vous plaît, pour le bien-être de tous, ne nourrissez pas les canards !
Source : Mélanie Deslongchamps - APEL et Claudie Lessard - Canards Illimités
Vivre en banlieue de la ville de Québec comporte de nombreux avantages, dont la proximité de plusieurs plans d’eau de qualité. Par contre, depuis quelques années, on peut remarquer que certains lacs démontrent des signes de vieillissement prématuré. La détérioration de nos plans d’eau est en grande partie due à l’Homme. En effet, des comportements tels que : la coupe d’arbres en bordure des cours d’eau et des coupes excessives sur le territoire, le mauvais entretien des fosses septiques, l’introduction de plantes aquatiques envahissantes ainsi que l’usage des fertilisants et pesticides sont autant de causes qui expliquent la dégradation de la qualité des plans d'eau.
En ce début de saison estivale, nous vous présentons un portrait des plans d’eau en amont du lac Saint-Charles afin que vous puissiez être mieux renseignés lors de vos activités nautiques.
Débutons par le principal affluent du lac Saint-Charles, la rivière des Hurons. Deux grands problèmes se dégagent : les rives sont dégradées en raison de la déforestation (les racines des arbres et arbustes retiennent les rives) et on remarque une concentration élevée de bactéries d’origine fécale. C’est pourquoi l’APEL réalise présentement une campagne de sensibilisation pour la renaturalisation des rives et que la municipalité de Stoneham redouble ses efforts pour la remise aux normes des installations septiques sur tout le territoire. Il est donc recommandé de ne pas se baigner dans la rivière des Hurons à partir du pont de la rue Crawford, puisque des tests ont révélé un dépassement des critères de qualités du Ministère de l’Environnement.
Du côté du lac Durand (Vermont-sur-le-Lac), les constats sont semblables à ceux de la rivière des Hurons, c’est-à-dire que les rives sont en partie dénudées et il y a une concentration élevée de coliformes fécaux par temps de pluie. De plus, la faible profondeur du lac favorise la croissance de plantes aquatiques (dû au réchauffement de l’eau et à la lumière au fond). Les principales solutions pour améliorer l’état du lac sont de renaturaliser les rives (afin de faire de l’ombre) ainsi que de réduire tous les apports en bactéries et phosphore (éléments provenant du mauvais entretien des fosses septiques et de l’utilisation d’engrais et de pesticides). Pour votre sécurité, il est aussi recommandé de ne pas se baigner, particulièrement en temps de pluie (attendre au moins 24 heures après la dernière pluie).
Le plan d’eau d’importance avec le meilleur état de santé sur le territoire est sans aucun doute les Trois Petits Lacs. L’eau est de bonne qualité en raison des efforts déployés par les riverains pour protéger la faune aquatique depuis plus de 20 ans.
Le tour d’horizon se termine avec le lac Delage. La qualité de ses eaux est plutôt bonne. Par contre, le principal problème de ce lac est l’envahissement par une plante aquatique qui a été introduite accidentellement, le Myriophylle à épis. Il n’existe aucune solution miracle pour éliminer cette plante exotique. La couper est la pire des solutions car chaque segment de la plante va créer une nouvelle pousse (reproduction végétative). Il est donc recommandé d’éviter tout contact avec le Myriophylle. Aussi, comme les plantes aquatiques adorent le soleil, il est souhaitable d’avoir des arbres et arbustes en bordure du lac afin de faire de l’ombre. L’élimination de tout apport en fertilisant (engrais : phosphore, azote, potassium) est primordiale pour ne pas encourager la croissance du Myriophylle. Enfin, il est possible de demander un certificat d’autorisation au Ministère de l’Environnement afin d’installer une toile géotextile dans le fond du lac pour empêcher la croissance du Myriophylle pour ainsi créer un passage permettant d’ atteindre le centre du lac.
Globalement, il y a beaucoup de travail à faire, mais la somme de toutes les actions positives mènera inévitablement à des résultats concrets ! Bon été !
Source : Mélanie Deslongchamps et Mathieu Durette - APEL
On entend de plus en plus parler de pénuries d’eau potable dans le monde, mais tout autant très près de nous. Cette ressource que l’on croyait jusqu’à maintenant en quantité infinie a toutefois ses limites. Afin de la protéger pour notre bénéfice et celui des générations à venir, il est important de faire chacun notre part. Il est ainsi possible de réduire notre consommation d’eau sans devoir nous priver pour autant. Pour ce faire, il faut respecter les « 4R » : Réduire, Remplacer, Réparer et Réutiliser.
Saviez-vous que les Québécois sont parmi les champions mondiaux pour leur consommation en eau ? Oui, nous en avons en quantité… mais pas toujours en qualité et, surtout, inégalement répartie sur le territoire. De plus, il peut nous arriver d’avoir des périodes importantes de sécheresse et là, nous risquons TOUS d’en souffrir. Voici donc quelques conseils qui vous permettront d’économiser cette ressource précieuse.
Environ 30 % de l’eau utilisée à la maison passe par la toilette.
Plus de 20 % d’eau est utilisée pour laver notre linge.
La douche est aussi une très grande part de la consommation (20 %)
Le dernier 30 % se divise majoritairement entre le robinet et les fuites...
Voici d’autres trucs simples qui vous permettront d’économiser :
Rappelez-vous surtout que toute cette eau doit aller quelque part, probablement dans votre fosse septique. Une trop grande quantité d’eau dans la fosse crée une surcharge et un risque d'engorgement de l'élément épurateur ! En économisant l’eau, vous augmentez donc la durée de vie de votre installation septique. Sans compter que vous participerez activement à la préservation de l’environnement !
À économiser l’eau, tout le monde y gagne!
Par Ève Champagne et Mélanie Deslongchamps