Lorsque la pluie s'abat sur un territoire habité, elle fait son chemin vers le cours d'eau le plus près en empruntant les fossés et les égouts pluviaux ou en ruisselant sur le sol. Ce faisant, elle emporte, jusqu'aux plans d'eau, tous les sédiments et autres contaminants que l'on retrouve sur le sol et dans le système de drainage de la région. Lors des averses, l'eau parvenant aux rivières est particulièrement chargée de sédiments à cause de l'érosion survenant sur le territoire urbanisé. Ces sédiments proviennent de sols nus (chantiers, stationnement en sable, etc.), des sables de voiries étendus sur la chaussée ou de l'érosion de fossés dont le couvert de végétation n'est pas suffisant.
Des impacts négatifs!
L'apport massif de sédiments aux cours d'eau est problématique, car ils peuvent s'accumuler dans une portion de rivière, forcer le changement de la trajectoire de l'eau et amplifier l'érosion des rives. Ils peuvent aussi nuire à la reproduction des poissons en s'accumulant dans les frayères. De plus, les sédiments transportent une grande quantité de phosphore, responsable du vieillissement accéléré (eutrophisation) des cours d'eau et favorise les floraisons de cyanobactéries, mieux connues sous le nom d'algues bleu-vert.
L'urbanisation d'un territoire imperméabilise les sols, augmente le ruissellement et diminue l'infiltration. Elle fait en sorte que l'eau arrive plus rapidement aux cours d'eau. Lors d'orages, les crues des rivières sont donc plus intenses, augmentant ainsi les risques d'érosion des rives et d'inondation.
Il est bon de noter que la rivière des Hurons est aux prises avec un problème d'érosion et que le lac Saint-Charles, dans lequel elle se déverse, subit des floraisons intenses de cyanobactéries. L'érosion est donc un problème d'actualité dans la région!
Que faire pour réduire les impacts négatifs?
Le citoyen peut contribuer à réduire la vitesse du ruissellement et l'érosion en stabilisant les sols nus; en laissant la végétation pousser dans les fossés pour qu'elle puisse agir comme filtre; et en évitant de déverser des sédiments dans les fossés et les égouts. Il peut aussi retenir une partie de l'eau de pluie sur son terrain en dirigeant les gouttières vers un baril récupérateur ou un jardin pluvial.
Quant aux municipalités, elles peuvent éviter de dégrader les fossés lors de l’entretien et récupérer les sables de voirie au printemps. Lors du développement d'un quartier, la construction de bassins de sédimentation et de rétention permettra de traiter l’eau avant de la retourner tranquillement aux cours d’eau après la pluie.
La protection des cours d’eau, c’est l’affaire de tous !
L’eau : la base de la vie !
Tous les scientifiques s’entendent pour dire que l’eau est à la base de la vie sur Terre. Aussi, la plupart des gens sont au courant que notre corps est principalement constitué d’eau. Ceci étant dit, il est évident que l’eau est un élément essentiel à notre vie et nous devrions donc lui porter une grande attention afin de la préserver. Pourtant, nos plans d’eau sont encore souvent utilisés comme décharge à déchets et à pollution. Nos pratiques ne sont pas toujours respectueuses de la qualité des plans d’eau, surtout lorsqu’on pense pouvoir vivre sur le bord de l’eau comme on le fait sur le bord d’un trottoir en ville !
L’eau douce, une denrée rare !
Seulement 3% de l’eau de notre planète est douce. De ces 3%, 73% sont à l’état solide, sous forme de neige ou de glace, 26% sont des eaux souterraines, et seulement 0,6 % de ces eaux circulent à la surface de la terre dans les rivières et les lacs. Le reste flottent dans l’atmosphère à l’état de vapeur. Tout compte fait, l’eau douce de nos lacs est un trésor inestimable que l’on doit protéger.
Mon lac vieillit mal !
Il est normal qu’un lac vieillisse…ce qui l’est moins, c’est qu’un être humain puisse dire qu’il a été témoin du vieillissement de son lac! En effet, le processus d’eutrophisation d’un lac
se déroule normalement sur des milliers d’années. La principale cause de l’accélération du vieillissement d’un lac est l’urbanisation et la dénaturation de son bassin versant.
Amener la ville à la campagne…
Comme les lacs et les rivières constituent un attrait important, le développement de plusieurs régions du Québec s’est fait autour des plans d’eau. Mais trop souvent, le réflexe de l’urbain est de reproduire son milieu lorsqu’il s’installe à la campagne. Souvent, le nouveau résident ignore ses responsabilités en tant que riverain. Il abat les arbres qui lui bloquent la vue, déroule le gazon jusqu’au bord de l’eau, prend un contrat d’entretien pour le garder vert, asphalte son entrée et lave sa voiture avec du savon plein de phosphore. Et que dire des installations septiques?! Habitué au système d’égout de la ville qui traite tous les rejets, il continue de faire six lavages le même jour et d’utiliser son javellisant sans penser qu’il détruit ainsi la flore bactérienne et diminue la capacité de traitement de son installation septique. Lorsqu’il sent une drôle d’odeur, il l’ignore en attendant que l’inspecteur municipal passe ! Mais un beau jour, à sa grande surprise, on lui annonce qu’il ne peut plus se baigner dans « son » lac, puisqu’il est contaminé aux cyanobactéries! Et là, l’urbain cherche à trouver des coupables sans remettre en cause ses propres habitudes.
L’importance du bassin versant
Un bassin versant est une portion de territoire délimitée par des lignes de crête, dont les eaux alimentent un exutoire commun : cours d'eau ou lac. On peut comparer un lac à un réservoir où l’eau se renouvelle en un temps plus ou moins long selon les apports en eaux du bassin. Dans le cas du lac Saint-Charles, le taux de renouvellement est relativement élevé, c’est-à-dire d’environ 15 fois par an. Ainsi, la qualité de l’eau du lac dépendra beaucoup de l’utilisation du territoire à la grandeur de son bassin versant. Dans celui du lac Saint-Charles, le développement résidentiel en montagne, le passage d’une route provinciale et bientôt d’une autoroute, les activités récréo-touristiques et les habitudes de vie des résidents sont autant de facteurs qui causent son vieillissement prématuré. Heureusement, il n’y a pas d’industries lourdes, ni d’agriculture!
Améliorer la qualité de l’eau
Diminuer l’impact de l’humain sur son milieu de vie reste la première solution pour améliorer la qualité de l’eau.
Ainsi, il est primordial de renaturaliser le bassin versant et les rives des cours d’eau. De plus, il faut éviter la mise à nu des sols, puisque lors de grosse pluie, l’eau transporte des sédiments, tel que le limon et l’argile et contribue aux apports en phosphore dans les cours d’eau. Il faut aussi éliminer l’utilisation d’engrais et de savons phosphatés, améliorer le traitement des eaux usées, protéger les milieux humides et même en reproduire sur son terrain lorsque possible (les marais filtrent l’eau et jouent un rôle de rétention). Enfin, avant d’entreprendre des travaux, il est toujours important de se questionner sur l’impact qu’ils auront sur la qualité du cours d’eau. En cas de doute, il est prudent de s’informer auprès de sa municipalité.
Une responsabilité collective
Protéger un lac contre son vieillissement prématuré n’est pas seulement l’affaire des riverains, mais de l’ensemble des résidents d’un bassin versant. C’est dans la concertation, l’harmonie et l’échange que l’on peut améliorer notre environnement.
La protection du lac Saint-Charles : ça commence aussi dans ma cours !
Lecture recommandée :
- Nos lacs, les connaître pour mieux les protéger, André Hade, Éditions FIDES, 343 pages.
- Protéger et restaurer les lacs, Robert Lapalme, Édition Bertrand Dumont, 192 pages.
Sources et informations : Mélanie Deslongchamps et Sylvie LaRose - APEL
De façon générale, on appelle milieux humides les habitats formant la transition entre le milieu
terrestre (forêt, prairie, etc.) et le milieu aquatique (lac, rivière, fleuve, etc.). Les milieux humides regroupent
les marais, les marécages, les petites mares, les zones fréquemment inondées et les tourbières. Bien qu’ils soient
parfois petits, ils ont une très grande importance dans le maintien de la qualité de notre environnement.
Malheureusement, ils sont parfois mal perçus et leur véritable valeur est souvent ignorée.
Un milieu débordant de vie
Chevauchant littéralement deux « mondes », les milieux humides sont visités par une multitude d’animaux et un grand
nombre de plantes colonisent ces écosystèmes très spéciaux. Pour certains animaux, il s’agit d’une pouponnière de
premier choix et pour d’autres, un garde-manger exceptionnel. En fait, la moitié des espèces d’amphibiens et de
reptiles et le tiers des oiseaux du Québec ont besoin des milieux humides pour survivre. Enfin, plus du quart des
plantes rares du Québec se retrouvent dans les différents milieux humides de notre territoire.
Un centre multiservice
En filtrant l’eau qui y circule, les milieux humides sont l’équivalent des reins et du foie de nos lacs et rivières.
En effet, ces zones d’eau peu profonde permettent la décantation des sédiments et les plantes qui s’y retrouvent
absorbent ou transforment les éléments nutritifs et réduisent la concentration de certains contaminants présents dans
l’eau. De plus, ces milieux agissent comme des éponges en retenant l’eau de pluies et la laissant s’écouler
graduellement, de sorte qu’ils contribuent à régulariser les crues et à favoriser la recharge de la nappe phréatique.
Cette capacité d’absorption leur permet d’atténuer les conséquences parfois désastreuses des sécheresses et aussi de
limiter l’érosion des rives des cours d’eau. Ainsi, la valeur des services rendus à la collectivité par un milieu
humide se chiffre rapidement en millions de dollars.
Un monde à découvrir et à protéger
Que ce soit par la terre ferme ou par l’eau, les milieux humides sont autant de trésors à découvrir au gré de nos
loisirs. C’est en faisant connaissance avec la flore et la faune exceptionnelle qu’ils nous offrent que nous
comprendrons pourquoi il est important de les conserver.
Sources et informations : Mathieu Durette et Sylvie LaRose - APEL
L’érosion des rives d’un cours d’eau peut parfois être très impressionnante
et a le pouvoir de modifier grandement l’apparence d’une rivière. Sachez que l’érosion se produit
dans les zones dénudées où le sol est laissé sans végétation, par exemple : sur les chantiers de
construction. En effet, les gouttes de pluie bombardent le sol mis à nu et arrachent les sédiments
(gravier, sable, limon, argile, etc.) qui sont ensuite transportés par l’eau de ruissellement vers
les fossés. Les particules de sol de différentes grosseurs sont ainsi entraînées jusque dans les
cours d’eau. Le gravier et le sable se déposent au fonds du cours d’eau dès que le courant diminue.
Lorsque les sédiments s’accumulent dans un secteur, l’eau cherche toujours à passer et crée de
l’érosion sur les rives. Parfois, des inondations peuvent aussi en résulter. De plus, si les
sédiments plus lourds se déposent rapidement, les sédiments fins tels que le limon et l’argile
peuvent être transportés sur de bien plus longues distances et avoir un impact tout le long de
leur parcours.
Les impacts de l’érosion et de l’apport de sédiments dans les cours d’eau se
font ressentir tant sur le plan économique qu’écologique :
Perte de sols fertiles
Blocage des égouts pluviaux et des ponceaux
Augmentation des risques d’inondation
Augmentation des coûts de filtration de l’eau potable
Destruction des frayères
Envasement et prolifération de plantes aquatiques
Réchauffement de l’eau
Apports de fertilisants et de produits toxiques associés aux sédiments
La végétation est la meilleure arme pour lutter contre l’érosion. Par leur
feuillage et leurs racines, les arbres, les arbustes et les plantes herbacées empêchent l’eau
de pluie d’arracher le sol et de l’emporter. De plus, la végétation permet d’absorber et de filtrer
l’eau, tout en évitant son réchauffement excessif.
La lutte à l’érosion passe également par une attention particulière à porter lors
de travaux de construction ou de terrassement. Il s‘agit de précautions simples, telles que rétablir
rapidement un couvert végétal par l’ensemencement ou l’épandage de paillis ou encore de capter les
sédiments à l’aide de barrières ou de fosses avant qu’ils ne parviennent au cours d’eau.
Comme chaque geste compte pour la protection de notre environnement, nous comptons
sur la collaboration de chacun afin de végétaliser rapidement les espaces mis à nu pour assurer une
meilleure protection des sols. En agissant ainsi, vous éviterez également un autre problème : la
colonisation des sols par des espèces indésirables comme l’herbe à poux !
Sources et informations : Mathieu Durette et Sylvie LaRose - APEL
Typiquement, une installation septique est constituée de deux ensembles :
le réservoir (la fosse septique) et l’élément épurateur (le champ d'épuration). Le réservoir qui
est relié à la tuyauterie de la maison sert principalement à décanter les matières solides et les
graisses. Les eaux sont ensuite dirigées vers l'élément épurateur où elles seront purifiées par
infiltration dans le sol.
Une fosse septique doit pouvoir évacuer des eaux claires, libres de matières
solides, de graisses et de tout ce qui pourrait nuire au bon fonctionnement de l'élément épurateur.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on trouve deux compartiments dans les fosses installées au
Québec; elles permettent plus facilement le dépôt des matières solides.
Si le réservoir n'est pas vidangé régulièrement, les couches de boues (au fond) et
les écumes (en surface) vont se rejoindre et risquent de sortir du réservoir. Par conséquent, il y
aura surcharge, colmatage et engorgement de l'élément épurateur ! De plus, de nombreux
micro-organismes présents dans le réservoir jouent un rôle capital puisqu'ils contribuent à réduire
le volume des boues et à diminuer la fréquence des vidanges de la fosse !
L'élément épurateur est une partie très importante d'une installation septique car
il finalise l'épuration. Généralement, il est constitué d'une série de tuyaux perforés qui servent
à répartir les eaux clarifiées du réservoir sur l‘ensemble du terrain récepteur et permettent leur
infiltration dans le sol. Lorsque les eaux claires de la fosse transitent dans le champ d’épuration,
elles subissent à nouveau l'action purificatrice des micro-organismes avant de terminer leur course
dans les nappes d'eau souterraines.
Enfin, une fosse septique doit être vidée à chaque année, ou aux deux ans, selon
sa capacité volumétrique ou selon le taux d'occupation de la résidence. Il est préférable
d'effectuer la vidange à des températures plus élevées que 10oC, car sous cette température,
le peu de micro-organismes qui resteront dans la fosse auront du mal à reprendre leur travail.
Attention !!! Pour prolonger la vie de vos installations septiques et
pour préserver le milieu naturel, proscrivez tous les déchets qui n'ont pas leur place dans la
cuvette de toilette tels que les mégots de cigarettes, graisse ou huile, serviettes hygiéniques,
cheveux, marc de café, essuie-tout et litière du chat. Ne jetez jamais d'antibiotiques et des
produits nocifs et toxiques dans les toilettes ou les éviers, comme, l’eau de Javel en grande
quantité, de la peinture, vernis, diluant ou encore des pesticides et herbicides. Rappelez-vous,
que ces produits détruisent les micro-organismes dont votre fosse septique a tant besoin...
Des petits gestes peuvent faire toute la différence !
N'oubliez pas que rien ne se perd et rien ne se crée. Tout ce que l'on rejette dans l'environnement
est acheminé vers un cours d’eau, un lac ou une rivière et termine inévitablement son parcours
dans le fleuve Saint-Laurent ! Aidez-nous à conserver un environnement de qualité pour les
générations futures !
Sources et informations : Mélanie Deslongchamps et Roxane Tremblay - APEL
des produits nettoyants écologiques, c’est protéger nos
cours d’eau et notre santé !
Pour plusieurs raisons, les produits nettoyants à usage domestique font
l’actualité depuis quelques mois. En effet, on les dit nocifs pour notre santé, nuisibles pour
l’environnement et souvent trop forts pour l’usage qu’on en fait. Lorsqu’on examine
le contenu de nos armoires, on se rend vite compte que nous en avons effectivement
beaucoup. Aussi, on constate que nous achetons une marque particulière davantage par
habitude que par choix éclairé. Et lorsqu’on s’attarde aux étiquettes, nous sommes
troublés d’apprendre la composition de ces produits ! Mais pourquoi sommes-nous rendus
à acheter des produits aussi nuisibles pour notre santé et notre environnement ?
Attardons-nous aux effets nocifs pour l’environnement. Tout d’abord,
il est important de parler du phosphore qui se retrouve dans la plupart des produits de
lessive et des savons pour la vaisselle. Le phosphore remplit différentes fonctions dans
la formulation des détergents, en particulier il est un agent anticalcaire et
anti-redéposition. En soi, le phosphore n’est pas toxique, mais il provoque le
vieillissement prématuré de nos cours d’eau lorsqu’il y a un excès de concentration,
puisqu’il favorise la croissance des plantes aquatiques et des algues. Aussi faut-il
être conscients que même si certains produits n’utilisent pas de phosphore, d’autres
composantes nocifs pour l’environnement sont utilisés, tels que le NTA, EDTA, APEP et NPE, ce qui
est loin d’être mieux. Il faut aussi savoir que les produits nettoyants très forts peuvent
endommager la flore bactérienne des installations septiques et réduire la durée de vie de votre
système d’épuration, ce qui peut être couteux pour vous, et pour votre environnement!
Consciente de la problématique, l’APEL, fait des analyses de la qualité
des eaux sur le territoire depuis plusieurs années. Ces analyses ont révélés des taux
anormalement élevés de phosphore dans le lac Durand (Vermont-sur-le-lac), la rivière des
Hurons, la rivière du Hibou et la décharge du lac Delage, de sorte que l’ensemble du basin
versant du lac Saint-Charles est affecté. C’est un problème qui met en cause tous les
résidants! Il faut donc que chacun s’implique pour changer les choses!
Que pouvez-vous faire ? Tout d’abord, il est primordial de se
questionner lors de l’achat de produits nettoyants : "Puis-je faire un meilleur choix ?" Il
existe des produits québécois écologiques soit, L’écolo (Laboratoire de Monceaux),
Bio Vert, Bioasis, Nettoyants Lemieux et Druide. Il y a aussi des produits
canadiens disponibles, tels que : Simply Clean et Nature Clean. Si vous ne trouvez
aucunes de ces marques chez votre marchand préféré, faites-en la demande. Certaines grandes
compagnies font aussi des efforts, vérifiez les étiquettes! Mais il reste beaucoup de
chemin à faire puisqu’il n’y aucune réglementation au Canada pour encadrer ces produits.
Aussi, rappelez-vous qu’on peut facilement remplacer nombre de produits
nettoyants domestiques simplement par de l’eau et du vinaigre et que le bon vieux
bicarbonate de soude fait toujours des merveilles dans la salle de bain. Pour des recettes
maison, visitez le site Internet de
Greenpeace.
Rien ne se perd, rien ne se crée ! Faire des choix
écologiques, c’est protéger notre santé et celle des générations futures !
Sources et informations : Mélanie Deslongchamps - APEL
Originaire d’Afrique, le Virus du Nil Occidental (VNO) a été détecté en Amérique du Nord
pour la première fois en 1999 dans la région de New York. Il est maintenant largement
répandu sur ce continent et sa présence est confirmée dans quarante-sept états américains
ainsi que dans huit provinces et un territoire au Canada. Il est présent au Québec depuis
2002.
La transmission de ce virus aux humains se fait par l’intermédiaire de moustiques,
eux-mêmes infectés en piquant et en suçant le sang d’un oiseau atteint par le virus. Les
corvidés (corbeaux, corneilles et geais) sont les principaux oiseaux porteurs de cette
maladie.
Au Québec, en 2003, dix-sept personnes ont été infectées par le VNO, principalement
dans le sud de la province. L’infection par le VNO ne présente pas, pour la plupart des
cas, une maladie grave, si bien que bon nombre des personnes infectées ne savent pas
qu’elles en sont atteintes. Par contre, une personne infectée sur cinq présentera des
symptômes semblables à ceux de la grippe, comme des maux de tête, de la fièvre ou des
raideurs musculaires. Seulement une personne sur cent cinquante présentera des symptômes
graves de la maladie, comme une encéphalite ou des problèmes neurologiques. L’infection
par le VNO entraîne rarement la mort. Aucun traitement n’est actuellement disponible pour
lutter contre cette maladie. Les personnes les plus susceptibles de présenter des symptômes
de la maladie sont les personnes âgées, ainsi que les personnes souffrant d’un déficit
immunitaire, d’hypertension ou de diabète.
Bien que la propagation de cette maladie a surtout lieu dans le sud de la province, il
faut tout de même rester vigilant et prendre quelques précautions simples et efficaces
afin de limiter toute progression de la maladie.
Pour éviter d'être contaminé, on suggère :
d’installer des moustiquaires aux fenêtres;
de porter des vêtements longs et de couleur claire;
d’éviter le contact avec des moustiques au lever et au coucher du soleil (période
où ils sont très actifs);
d’utiliser un chasse moustique efficace et homologué.
Pour réduire le nombre de moustiques, il est recommandé :
d’enlever l'eau stagnante autour de votre maison (jouets, soucoupe de pots de
fleurs, pataugeoires, toile de piscine, gouttières);
de placer une toile moustiquaire sur les réservoirs d'eau de pluie;
de vider et remplacer l'eau des bains d'oiseaux deux fois par semaine.
Afin de permettre aux autorités de suivre la progression de la maladie, vous pouvez signaler
la présence de corneilles, corbeaux ou geais bleus morts à Communication Québec au
1-800-363-1363. Le préposé vous indiquera la procédure à suivre.
Voici quelques conseils simples et faciles à mettre en pratique
afin de vous aider à garder un magnifique terrain, tout en protégeant votre
environnement et en diminuant les risques pour la santé de votre entourage.
Soins du sol
Une belle pelouse ne se limite pas seulement à un feuillage vert, les racines et le sol
comptent également pour beaucoup. Plus le sol sera riche et en santé, plus les racines seront
profondes et vigoureuses et plus la pelouse sera belle et résistante aux maladies et aux
ravageurs.
Déchaumez le sol. Au printemps, Passez le râteau pour enlevez les parties de racines mortes du gazon
qui retiennent l'eau et maintiennent une humidité trop grande provoquant l'apparition
de maladies.
Analysez la structure de votre sol. Le sol doit être aéré et souple, c'est à
dire que l'on doit pouvoir enfoncer un crayon dans le sol sans difficulté. Dans le cas
contraire, il faudra l'aérer à l'aide d'une machine qui prélève des carottes de terre.
Vous pouvez louer cette machine ou demander à une compagnie d'entretien des pelouses
d’exécuter ces travaux.
Vérifiez le pH ou l'acidité de votre sol. Le pH doit être entre 6 et 7.
Un sol proche de 7 favorisera la disponibilité des éléments nutritifs pour
les plantes et favorisera l'implantation d'organismes bénéfiques dans le sol.
Pour vérifier le pH, vous pouvez vous procurer une trousse d'analyse ou confier
le travail à votre centre jardin, la plupart offrent ce service.
Étendez une fine couche de terreau ou de compost sur le sol pour ajouter des
minéraux et des micro-organismes.
Ensemencez les parties découvertes avant que les mauvaises herbes ne s'installent !
Arrosage
Arrosez tôt le matin ou en soirée, lorsque le temps est
calme, afin d’éviter que l’eau s’évapore ou qu’elle soit
transportée par le vent.
Un bon arrosage de 2,5 cm d’eau, une fois par semaine,
aidera le gazon à faire des racines profondes qui
résisteront davantage à la sécheresse, contrairement à
plusieurs arrosages en surface.
N’oubliez pas de tenir compte de l’eau que Dame Nature
nous fournit gratuitement. Un arrosage excessif peut
favoriser la croissance de moisissures et peut délaver les
nutriments présents dans le sol.
Utilisez l’eau de pluie provenant de votre toit en la
dirigeant dans un réservoir couvert d’une toile
moustiquaire.
Coupe
Une pelouse coupée à 8 à 10 cm de hauteur (3 à 4 pouces) gardera
le sol humide et empêchera la plupart des mauvaises herbes
de croître, celles-ci ayant besoin de lumière et d’espace.
En laissant le gazon coupé sur place, vous fournirez à
votre pelouse 30 % de l’engrais dont elle a besoin.
Engrais
En avril 2006, la nouvelle loi sur l'usage des pesticides est entré
en vigueur pour les terrains privés et commerciaux. Cette loi vise à interdire l'usage
des pesticides les plus dangereux pour l'homme et pour l'environnement. Pourquoi ne pas
dépasser ces exigences et travailler à avoir une pelouse écologique en santé ?
On vise tous à être plus indépendants, pourquoi ne pas
l’être pour votre engrais. Près du tiers de nos déchets
domestiques peuvent être
compostés et servir d’engrais
naturel.
En étendant un peu de compost sur votre pelouse, vous
redonnerez des minéraux et « de la vie » à votre sol : une
couche d’environ 0,5 cm (¼ de pouce), au printemps ou à
l’automne suffira.
Si nécessaire, utilisez un engrais organique ou à base
synthétique de bonne qualité qui se relâchera lentement et
sera totalement assimilé par votre pelouse en 3 à 4 mois.
Diversifiez
La présence du trèfle est bénéfique à votre gazon, il
permet de fixer l’azote présent dans l’air et le rendre
accessible aux autres plantes. C’est de l’engrais gratuit !
Il est normal que certains segments de votre terrain ne
soient pas favorables au gazon (milieux trop ombragés ou en
pente). Remplacez le gazon par une plate-bande ou
transformez ce petit coin en prairie naturelle !
Un arbre bien situé peut vous aider à climatiser votre
maison en créant de l’ombre.
En plantant des fines herbes dans vos plates-bandes et
dans votre jardin, vous éloignerez plusieurs insectes
nuisibles. Informez-vous au sujet du compagnonnage des
plantes : plusieurs plantes interagissent entre elles et
sont une excellente façon de lutter contre certains
prédateurs !
Saviez-vous que…
... en 50 ans, le nombre d’espèces d’insectes résistantes
aux insecticides chimiques est passé d’une dizaine à
plus de 450 !
Si vous mettez en pratique les conseils ci-dessus, vous ne
devriez pas avoir besoin de pesticides. Ceux-ci ne devraient
être utilisés qu’en dernier recours! Rappelez-vous qu’il
existe une alternative biologique pour presque tous les produits
chimiques.
« À bien y penser, un terrain
vert, c’est naturel ! »
Depuis quelques années, plusieurs personnes remarquent que les crues
sont plus importantes qu’avant. Pourtant, on n’observe aucune augmentation
des quantités de précipitations hivernales.
Des crues importantes se produisent en moyenne à tous les 20 ans et des
crues exceptionnelles à tous les 100 ans. Cependant, l’augmentation des
crues annuelles est en grande partie due aux modifications du sol qui ne
remplit plus son rôle de régulateur de crue. En effet, le sol a le pouvoir
de retenir l’eau, mais plusieurs activités humaines contribuent à diminuer
son efficacité.
Premièrement, la déforestation des flancs de montagne fragilise le sol.
En effet, les racines des arbres ne retiennent plus le sol et, par conséquent,
l’eau issue de la fonte des neiges. Cette action engendre donc l’érosion des
sols et le ruissellement de l’eau de surface. De plus, l’absence de grands
arbres, et ainsi, l’absence d’ombre provoque la fonte trop rapide de la neige.
D’autre part, le sol est de plus en plus imperméabilisé, c’est à dire qu’il est
recouvert par des toitures et le système de transport (rues et stationnement).
Ces surfaces imperméables limitent la pénétration de l’eau dans le sol. Ainsi,
l’eau ruisselle en surface du sol et arrive plus rapidement vers les cours d’eau.
Lorsque les cours d’eau ne peuvent plus évacuer le surplus assez rapidement, une
montée du niveau des eaux survient et, par conséquent, le risque d’inondation est
plus élevé. Enfin, la disparition des zones humides, telles que les marécages qui
jouent le rôle d’une éponge, peut aussi expliquer l’augmentation des crues.
Il existe des solutions pour limiter l’importance des crues et des dégâts qu’elles
provoquent. En général, ces solutions consistent à retarder l’arrivée de l’eau de
ruissellement vers les cours d’eau. Tout d’abord, il est important de :
Réduire les coupes forestières totales afin de diminuer le ruissellement et
l’érosion du sol ;
Réduire la proportion des surfaces imperméabilisées, maintenir des surfaces
naturelles et créer des bassins de rétention lors de la construction de développements
immobiliers ;
Restaurer les bandes riveraines le long de cours d’eau. Ces bandes constituées
d’arbustes retiennent beaucoup mieux l’eau que les surfaces gazonnées.
L’utilisation de tonneaux récupérateurs de pluie peut aussi contribuer à diminuer
l’apport rapide d’eau vers les cours d’eau. Ces tonneaux permettent aussi de créer
une réserve d’eau pour l’arrosage des plantes et du jardin.
Tous ensembles, en posant des actions simples, nous pouvons
changer les choses.
Sources et informations : Jérôme Léger, Mélanie Deslongchamps et Sylvie LaRose - APEL
Le lac Delage, et maintenant le lac Saint-Charles, sont aux prises
avec un problème sérieux : l’envahissement par une plante aquatique qui a été
introduite accidentellement, le myriophylle à épi (Myriophyllum spicatum).
Cette plante aquatique envahissante vit submergée et pousse principalement à une
profondeur de un à quatre mètres. Originaire d’Eurasie et introduit en Amérique du
Nord vers les années 1940, le myriophylle à épis est devenu le fléau numéro un des
lacs du Québec et du Canada. Presque incontrôlable, il peut s’attaquer pratiquement
à tous les types de lacs.
Le problème avec cette plante est que, une fois introduite dans un plan d’eau, elle
a la capacité d’envahir presque entièrement les surfaces disponibles. En effet, son
mode de reproduction par bouturage permet à la plante de se propager à une vitesse
fulgurante. Chaque tige peut facilement produire une vingtaine de nouveaux plants
par bouturage et marcottage. La progression de cette plante est favorisée par le
détachement de petits morceaux lors du passage des embarcations mais aussi par des
embarcations non nettoyées qui disséminent des fragments de plante de lac en lac.
Les impacts d’une infestation du myriophylle à épi sont nombreux. En tête de liste,
on y retrouve la perte en biodiversité et la nuisance causée aux villégiateurs. Le
myriophylle est également responsable de grands changements des propriétés
physico-chimiques des étendus d’eau, ce qui peut occasionner la mort de plusieurs
espèces de poissons. De plus, les eaux deviennent stagnantes et les plages connaissent
alors des hausses importantes de décomptes des coliformes et autres bactéries.
Contrôle du myriophylle à épi
Il n’existe aucune solution miracle pour éliminer cette plante
exotique. La couper est la pire des solutions, car chaque segment de la plante va
créer une nouvelle pousse (reproduction végétative). Le myriophylle doit être déraciné
complètement si on veut réellement l’éliminer. Il faut également sortir toutes les
plantes déracinées du lac, sinon elles pourraient simplement s’enraciner ailleurs.
Il est évident que cette méthode n’est applicable que pour de très petites superficies.
Il est donc recommandé d’éviter tout contact avec le myriophylle. Aussi, comme les
plantes aquatiques adorent le soleil, il est souhaitable d’avoir des arbres et arbustes
en bordure du lac afin de faire de l’ombre. L’élimination de tout apport en fertilisant
(engrais : phosphore, azote, potassium) est primordiale pour ne pas encourager la croissance
du myriophylle. Enfin, il est possible de demander un certificat d’autorisation au Ministère
de l’Environnement afin d’installer une toile géotextile dans le fond d’un lac conçue
spécifiquement pour empêcher la croissance du myriophylle et créer un passage permettant
d’atteindre le centre du lac avec des embarcations.
L’APEL a déjà entrepris un suivi de l’évolution du myriophylle au cours de la saison 2004 et
souhaite multiplier les efforts de sensibilisation des riverains afin de les impliquer dans la
lutte contre ce fléau. C’est tous ensemble que nous réussirons à limiter l’envahissement !
Pour de plus amples informations, vous pouvez contacter l’APEL au : 849-9844.
Sources et informations : Jérôme Léger et Mélanie Deslongchamps, APEL
Les avantages d’avoir des fossés de drainage
avec de la végétation sont multiples. Mais d’abord, il faut
mentionner que les fossés de drainage le long
des routes ou sur nos terrains servent principalement à
l’écoulement rapide des eaux de surface vers des plans d'eau
plus importants (lacs, rivière). Ces eaux sont très souvent
chargées de sable et de multiples contaminants que l’on retrouve
sur la chaussée ou le sol, comme des huiles, des agents de
déglaçage, du phosphore (engrais et savons) et autres. Plus une
zone est habitée, plus les fossés de drainage sont nombreux et
plus les eaux de pluie sont évacuées rapidement. En conséquence,
lors de fortes précipitations, l’eau arrive vers les plans d'eau
plus rapidement que ceux-ci ne peuvent l'absorber provoquant des
inondations. Un des moyen pour réduire ces risques est de
conserver la végétation dans les fossés de drainage. La présence
de cette végétation offre de multiples avantages : les plantes
captent les éléments nutritifs tels que les surplus d’engrais,
freinent l’écoulement de l’eau favorisant ainsi le dépôt du
sable et des autres polluants en plus de permettre au sol de
capter une partie de l’eau. Finalement, pour toutes ces raisons,
il est souhaitable de laisser la végétation à l'état naturel (ne
pas tondre les fossés) et d’y faire un entretien adéquat.
Avec la méthode d’entretien du « tiers inférieur », les fossés
deviennent plus écologiques et demeurent fonctionnels plus
longtemps !
Par l’entretien des fossés, on entend l’enlèvement par creusage
des sédiments accumulés au fond du fossé. Cependant,
les méthodes traditionnelles d’entretien ont aussi l’habitude de
niveler les talus des fossés et d’éliminer la végétation qui s'y
trouve, exposant ainsi le sol à l’érosion. Cela crée un choc
immense pour les plans d’eau récepteurs qui reçoivent une forte
charge de polluants et de sédiments dégradant leur écosystème.
Actuellement, la méthode d’entretien dite du « tiers
inférieur » est de plus en plus utilisée, mais demande
encore d’être popularisée. Cette méthode consiste à enlever
uniquement les sédiments au fond du fossé, et ce,
seulement lorsque nécessaire et à laisser la végétation intacte
sur la partie supérieure des talus. Ainsi, le haut des talus est
préservé de l’érosion et le fossé demeure fonctionnel plus
longtemps.
Les avantages de la méthode du « tiers inférieur » sont
nombreux :
Diminution de la charge polluante grâce à
la filtration des plantes;
Diminution de la vitesse de l'eau dans
les fossés réduisant les risques d'inondation;
Réduction du transport des sédiments;
Importante réduction de l'érosion des
talus;
Meilleure absorption de l'eau;
Meilleure harmonisation du corridor
routier avec les paysages environnants;
Diminution des coûts d'entretien et de la
fréquence d'intervention;
Rafraîchissement des eaux des fossés et
des plans d’eau récepteurs.
Attention !
Les travaux d’entretien d’un fossé de drainage à l’intérieur de
la bande riveraine d’un lac ou d’un cours d’eau
exigent des autorisations. Renseignez-vous auprès de votre
municipalité ou au ministère de l’Environnement du Québec.
Sources et informations : APEL et RAPPEL
_________________________ Petit lexique : Sédiment : Dépôts de particules minérales et de
matières organiques en suspension dans l'eau. Bande riveraine : Bande de terre (10-15
mètres) qui borde un cours d’eau et qui s’étend vers l’intérieur
des terres à partir de la ligne des hautes
eaux printanières.
Le retour en classe annonce déjà la venue de
l’automne, saison de la migration des oiseaux. L’Association
pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et
des Marais du Nord (APEL) aimerait vous rappeler que nourrir les
canards a de nombreuses conséquences négatives pour ceux-ci :
En les nourrissant, vous provoquez chez eux une dépendance
alimentaire : les canards perdent peu à peu leur
capacité de trouver eux-mêmes leur nourriture. À l’automne,
les canards doivent migrer. Lorsque vous les nourrissez, ils
s’attardent ici et ils risquent de mourir de froid et de
faim.
En les
nourrissant, vous provoquez la concentration anormale d’un
grand nombre d’oiseaux au même endroit, ce qui augmente
la pollution des plans d’eau par les excréments et les
risques de transmission de maladies entre les oiseaux. À ce
sujet, sachez qu’un canard produit cinq fois plus de
coliformes fécaux qu’un humain par jour !
Ayant perdu
leur méfiance naturelle envers les humains à force d’être
nourris, les canards deviennent des cibles très faciles
pour les chasseurs ou des gens mal intentionnés.
Le pain est
une nourriture de faible qualité en comparaison aux plantes
et organismes qui sont présents en grande quantité dans les
plans d’eau et dont se nourrissent habituellement les
canards...
Le meilleur comportement à adopter avec les
canards est de ne pas les déranger. Observez-les à distance car
ce sont des animaux sauvages après tout! De plus, sachez
qu’il est strictement interdit de nourrir les canards
durant la période commençant 21 jours avant l’ouverture de la
saison de la chasse et se terminant le lendemain du dernier jour
de la saison. Donc, approximativement du début septembre à la
fin décembre de chaque année.
Alors, s’il vous plaît, pour le bien-être de tous, ne nourrissez
pas les canards !
Source : Mélanie Deslongchamps - APEL et Claudie Lessard - Canards Illimités
Vivre en banlieue de la ville
de Québec comporte de nombreux avantages, dont la proximité de
plusieurs plans d’eau de qualité. Par contre, depuis quelques
années, on peut remarquer que certains lacs démontrent des signes de
vieillissement prématuré. La détérioration de nos plans d’eau est en
grande partie due à l’Homme. En effet, des comportements tels que :
la coupe d’arbres en bordure des cours d’eau et des coupes
excessives sur le territoire, le mauvais entretien des fosses
septiques, l’introduction de plantes aquatiques envahissantes ainsi
que l’usage des fertilisants et pesticides sont autant de causes qui
expliquent la dégradation de la qualité des plans d'eau.
En ce début de saison estivale, nous vous présentons un portrait des
plans d’eau en amont du lac Saint-Charles afin que vous puissiez
être mieux renseignés lors de vos activités nautiques.
Débutons par le principal affluent du lac Saint-Charles, la
rivière des Hurons. Deux grands problèmes se dégagent : les
rives sont dégradées en raison de la déforestation (les racines des
arbres et arbustes retiennent les rives) et on remarque une
concentration élevée de bactéries d’origine fécale. C’est pourquoi
l’APEL réalise présentement une campagne de sensibilisation pour la
renaturalisation des rives et que la municipalité de Stoneham
redouble ses efforts pour la remise aux normes des installations
septiques sur tout le territoire. Il est donc recommandé de ne
pas se baigner dans la rivière des Hurons à partir du pont de la rue
Crawford, puisque des tests ont révélé un dépassement des critères
de qualités du Ministère de l’Environnement.
Du côté du lac Durand (Vermont-sur-le-Lac), les constats sont
semblables à ceux de la rivière des Hurons, c’est-à-dire que les
rives sont en partie dénudées et il y a une concentration élevée de
coliformes fécaux par temps de pluie. De plus, la faible profondeur
du lac favorise la croissance de plantes aquatiques (dû au
réchauffement de l’eau et à la lumière au fond). Les principales
solutions pour améliorer l’état du lac sont de renaturaliser les
rives (afin de faire de l’ombre) ainsi que de réduire tous les
apports en bactéries et phosphore (éléments provenant du mauvais
entretien des fosses septiques et de l’utilisation d’engrais et de
pesticides). Pour votre sécurité, il est aussi recommandé de ne
pas se baigner, particulièrement en temps de pluie (attendre au
moins 24 heures après la dernière pluie).
Le plan d’eau d’importance avec le meilleur état de santé sur le
territoire est sans aucun doute les Trois Petits Lacs. L’eau
est de bonne qualité en raison des efforts déployés par les
riverains pour protéger la faune aquatique depuis plus de 20 ans.
Le tour d’horizon se termine avec le lac Delage. La qualité
de ses eaux est plutôt bonne. Par contre, le principal problème de
ce lac est l’envahissement par une plante aquatique qui a été
introduite accidentellement, le Myriophylle à épis. Il n’existe
aucune solution miracle pour éliminer cette plante exotique. La
couper est la pire des solutions car chaque segment de la plante va
créer une nouvelle pousse (reproduction végétative). Il est donc
recommandé d’éviter tout contact avec le Myriophylle. Aussi, comme
les plantes aquatiques adorent le soleil, il est souhaitable d’avoir
des arbres et arbustes en bordure du lac afin de faire de l’ombre.
L’élimination de tout apport en fertilisant (engrais : phosphore,
azote, potassium) est primordiale pour ne pas encourager la
croissance du Myriophylle. Enfin, il est possible de demander un
certificat d’autorisation au Ministère de l’Environnement afin
d’installer une toile géotextile dans le fond du lac pour empêcher
la croissance du Myriophylle pour ainsi créer un passage permettant
d’ atteindre le centre du lac.
Globalement, il y a beaucoup de travail à faire, mais la somme de
toutes les actions positives mènera inévitablement à des résultats
concrets ! Bon été !
Source : Mélanie Deslongchamps et Mathieu Durette - APEL
On entend de plus en plus parler de pénuries d’eau potable
dans le monde, mais tout autant très près de nous. Cette
ressource que l’on croyait jusqu’à maintenant en quantité
infinie a toutefois ses limites. Afin de la protéger pour
notre bénéfice et celui des générations à venir, il est
important de faire chacun notre part. Il est ainsi possible
de réduire notre consommation d’eau sans devoir nous priver
pour autant. Pour ce faire, il faut respecter les
« 4R » : Réduire, Remplacer, Réparer et
Réutiliser.
Saviez-vous que les Québécois sont parmi les champions
mondiaux pour leur consommation en eau ? Oui, nous en avons
en quantité… mais pas toujours en qualité et, surtout,
inégalement répartie sur le territoire. De plus, il peut
nous arriver d’avoir des périodes importantes de sécheresse
et là, nous risquons TOUS d’en souffrir. Voici donc quelques
conseils qui vous permettront d’économiser cette ressource
précieuse.
Environ 30 % de l’eau utilisée à la maison passe par
la toilette.
Afin de réduire la quantité d’eau ainsi utilisée, vous pouvez
acheter un « coupe-volume » commercial pour mettre dans
le réservoir, ou tout simplement y insérer une bouteille
de 2 litres pleine d’eau.
Si par
contre vous devez changer votre toilette, optez pour une
à débit ultra faible fonctionnant avec seulement 6
litres et économisez plus de 50 % d’eau. À la fin de
l’année, cela peut représenter jusqu’à 72 500 litres
d’eau épargnés !
Plus de 20 % d’eau est utilisée pour laver notre
linge.
Si vous changez votre laveuse, préférez un modèle
haute-efficacité à chargement frontal qui, en plus de
consommer 40 % moins d’eau, consomme 60 % moins
d’électricité !
La douche est aussi une très grande part de la
consommation (20 %)
Il existe des pommeau de douche à faible débit qui
permet d’économiser environ 1 000 litres d’eau par
semaine. Le coût d’un tel pommeau est approximativement
de 15$ et permet d’économiser de 20 $ à 25 $ en
électricité par année. C’est donc payant d’économiser !
Le dernier 30 % se divise majoritairement entre le
robinet et les fuites...
Pour les robinets, il y a les aérateurs (brise-jet) qui
coûtent environ 1,50 $ et qui peuvent réduire la
consommation de moitié.
Pour les fuites, il faut bien connaître votre tuyauterie
et surtout ne pas négliger la petite goutte … une goutte
à la seconde durant un an, c’est 60 baignoires bien
remplies !
Voici d’autres trucs simples qui vous permettront
d’économiser :
Le pré-lavage avec le lave-vaisselle n’est réellement
pas nécessaire. De plus, si vous n’avez qu’une ou deux
assiettes à laver, le lavage à la main est conseillé.
Conservez toujours un pichet d’eau au réfrigérateur.
Ainsi, cela évitera de la laisser couler et celle-ci
sera toujours froide !
Pour l’entretien du jardin et des plates-bandes,
installez-vous un récupérateur d’eau de pluie. Le gros
baril récoltera l’eau qui s’écoule de votre toit en le
reliant à votre gouttière. Ainsi, vous éviterez
d’utiliser de l’eau potable et l’eau sera toujours à une
température ambiante afin d’éviter un choc thermique à
vos plantes.
Rappelez-vous surtout que
toute cette eau doit aller quelque part, probablement dans
votre fosse septique. Une trop grande quantité d’eau dans la
fosse crée une surcharge et un risque d'engorgement
de l'élément épurateur ! En économisant l’eau, vous
augmentez donc la durée de vie de votre installation
septique. Sans compter que vous participerez activement à la
préservation de l’environnement !